Drunk


Drunk
Réalisateur :
Thomas Vinterberg
Pays d'origine :
DK,NL,SU
Titre original :
Druk
Durée :
1h55
Année :
2020
Date de sortie nationale :
14/10/2020
Genre :
CD,DR
Casting :
Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe, Susse Wold, Maria Bonnevie…
Synopsis :
César 2021 et Oscar 2021 du meilleur film étranger

Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d'un psychologue norvégien selon laquelle l'homme aurait dès la naissance un déficit d'alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n'en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.
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Châteaugiron
Jeu 24 juin
20:30
vost 2d
Rennes
Du mer 23 juin
au mar 29 juin
18:50
vost 2d

sorti le 14/10/2020

À une époque où, d’après les chiffres des professionnels de la santé, une bonne partie de la population serait alcoolique, Thomas Vinterberg s’attaque à ce sujet à la fois très commun et en même temps tabou, par certains aspects. Partant d’une théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait, à son état naturel de sobriété, un déficit d’alcool dans le sang, quatre amis décident de mener l’expérience, sur eux-mêmes, pour prouver dans la pratique, la véracité de la théorie.

Si dans un premier temps l’état constant de légère ébriété permet d’améliorer les mornes vies de ces quatre professeurs, leur expérience va naturellement tomber rapidement dans l’excès et finir par leur nuire profondément. Pourtant, Thomas Vinterberg ne se contente pas de faire de son film un spot publicitaire sur les dangers de l’alcool. Certes, les excès sont suivis de conséquences, plus ou moins graves, mais il montre aussi en quoi l’alcool, par ses effets désinhibants, peut apporter de la joie, de la confiance en soi et un sentiment de bien être.

Ce double regard entre effets positifs et dérives négatives se retranscrit parfaitement dans la mise en scène du réalisateur danois. Ainsi, des moments d’envolée filmés en plan séquence avec une caméra suivant habilement les personnages dansants, reprenant le regard instable de l’état euphorique des ses personnages enivrés, s’opposent à des moments de retour à la réalité, filmés de manière plus froide, avec le regard extérieur des personnages sobres entourant celui ou ceux qui ne contrôlent plus tout à fait leurs corps et leurs mots.

La scène d’ouverture nous plonge dans un jeu d’alcool de jeunes mêlant course, travail d’équipe et alcool, le tout accompagné d’une musique immersive pour s’arrêter brutalement en plein cœur de l’action. La frontière entre amusement et drame est posée en à peine quelques minutes, par le réalisateur dans l’imaginaire du spectateur, alors que rien de grave ne s’est passé à l’écran. Après quoi Vinterberg peut entamer le portrait de ces quatre personnages avec lesquels, nous allons rire, parfois desquels nous allons rire, mais qui semblent, avant tout, bien vivants.

Gwendal Ollivier