Marguerite n’a aucune raison de refuser à Fred, son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l’Église. Elle est même heureuse d’apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n’avait aucune raison d’être, les ex-époux s’embarquent dans une enquête sur leur propre passé... ce qui ne manque pas de faire resurgir des sentiments qu’ils croyaient éteints depuis longtemps…
sorti le 06/05/2026
Après son touchant La Vraie Famille, Fabien Gorgeart continue son exploration des liens familiaux complexes. Marguerite n'a aucune raison de refuser à Fred, son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l'Église. Elle est même heureuse d'apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n'avait aucune raison d'être, les ex-époux s'embarquent ainsi dans une enquête sur leur propre passé.
À la fois drôle et sincère, ce troisième film de Fabien Gorgeart touche une corde sensible pour beaucoup de familles recomposées : l’acceptation de sa vie passée avec l’autre, d’abord pour le bien des enfants en commun mais aussi pour être en paix avec soi-même et avec son ex-conjoint. Mis au défi de monter un dossier pour prouver le non-fondement de leur union aux yeux de l’Église, l’ancien couple est contraint de plonger dans le passé, recroisant ainsi ce qui n’allait pas mais aussi ce qui allait bien. Avec des mouvements discrets mais quasi constants, la caméra suit les personnages sans les enfermer dans le cadre mais en restant toujours proche d’eux.
Au sein des six protagonistes qui composent cette famille étendue, le film adopte le point de vue de Marguerite, interprétée par Laure Calamy. Fidèle à elle-même, l’actrice rend son personnage immédiatement attachant malgré son lot de façons d’être parfois embarrassantes. De même, Vincent Macaigne apporte une tendresse quasi candide à cette figure paternelle qui croit profondément en l’amour et dont la plus grande peur est que ses relations amoureuses, passée et actuelle, puissent affecter sa fille. Aussi bien écrit qu’interprété par Céleste Brunnquell, le très beau monologue final répond adroitement à la question posée par le titre : c’est quoi l’amour ?
Gwendal Ollivier