The Dog Stars


The Dog Stars
Réalisateur :
Ridley Scott
Pays d'origine :
US
Titre original :
The Dog Stars
Durée :
1h59
Année :
2026
Date de sortie nationale :
26/08/2026
Genre :
AV,DR,TH
Casting :
Jacob Elordi, Margaret Qualley, Josh Brolin…
Synopsis :
Tout public avec avertissement

Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé…
Filtres
Version
Format
image
confort
son
Version
Format
image
confort
son
Dol de Bretagne
Sam 26 septembre
17:30
vf 2d
Dim 27 septembre
20:30
vf 2d
La Mézière
Du mer 23 septembre
au sam 26 septembre
22:00
vf 2d
Du lun 28 septembre
au mar 29 septembre
22:00
vf 2d
Montfort-sur-Meu
Sam 26 septembre
20:30
vf 2d
Plélan le Grand
Dim 27 septembre
20:30
vf 2d
Redon
Lun 28 septembre
16:00
vf 2d
Mar 29 septembre
18:10
vf 2d
St-Georges de Rtb.
Sam 26 septembre
20:30
vf 2d
Vern-sur-Seiche
Sam 26 septembre
13:35
vf 2d 4k atmos
Lun 28 septembre
13:35
vf 2d atmos
Mar 29 septembre
18:15
vf 2d
Vitré
Du lun 28 septembre
au mar 29 septembre
13:45
vf 2d

sorti le 26/08/2026

Du haut de ses 88 ans, Ridley Scott s’attaque à un genre qu’il n’avait jamais expérimenté afin de déconstruire sa vision de l’humanité. Dans un futur proche où une pandémie sans nom a décimé la société américaine, Hig, un pilote vit sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son avion, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé.

Contrairement à ce que les bandes annonces laissaient présager, il n’est pas ici question d’un film d’action, encore moins peuplé de zombies ou en proie à des catastrophes naturelles. Le réalisateur britannique investit au contraire le genre du postapocalyptique de manière minimaliste à la fois par ses enjeux et son univers. Dans un monde où la nature commence à reprendre ses droits sur les constructions humaines abandonnées, l’histoire s’intéresse à un protagoniste autour duquel gravitent quelques autres personnages, figures d’une Amérique d’antan.

Jouant avec les codes du western, le film est ponctué de séquences d’action aussitôt suivies d’un retour au calme, parfaitement accompagné par le rythme contemplatif des notes de guitare de Harry Gregson-Williams. Ces emprunts au western se retrouvent aussi dans la représentation de la horde qui attaque le camp des protagonistes, rappelant des amérindiens, complètement dénués de paroles. De même, l’ex-marine campé par l’imposant Josh Brolin se contente de ce nouvel état de droit qu’il perçoit comme un rêve américain épuré dans lequel il convient de défendre son bout de terrain à coups de sniper et de mitraillette. Ces représentations couplées au refuge final du film soulèvent des questions idéologiques que Scott n’adresse pas.

En dépit de son fond politique réactionnaire, le film adopte le point de vue de travailleurs (mécano, agriculteur, infirmière) contre la folie meurtrière des autres. Puisqu’il n’est jamais auteur des scénarios de ses films, la patte de Scott se caractérise avant tout par la mise en scène, son travail toujours millimétré du cadre, y compris depuis qu’il a pris l’habitude de tourner en multicam. Ainsi, le réalisateur illustre brillamment les pulsions de mort de son protagoniste par les séquences en avion très prenantes et palpables, alliant maîtrise du cadre, du montage et des effets spéciaux. Hélas, le film peine à livrer une émotion concrète, faute à un pathos trop classique, une amourette trop en surface, des visions d’horreur à Grand Junction trop brèves et un attachement à Jasper pas assez fort pour nommer le film la constellation du chien.

Gwendal Ollivier