Clayface

pagi 12


Clayface
Réalisateur :
James Watkins
Pays d'origine :
US
Titre original :
Clayface
Durée :
1h49
Année :
2026
Date de sortie nationale :
21/10/2026
Genre :
DR,EP,HO,TH
Casting :
Tom Rhys Harries, Naomi Ackie, Max Minghella…
Synopsis :
Interdit - 12 ans avec avertissement

L'ascension fulgurante de Matt Hagen, de gamin des rues de Gotham à star hollywoodienne, est brutalement interrompue lorsqu'un baron du crime le laisse atrocement défiguré. Abandonné de tous et n'ayant plus rien à perdre, Matt se tourne vers un traitement expérimental qui lui rend miraculeusement son apparence… mais altère profondément sa perception de la réalité. Il sombre alors dans une spirale destructrice, consumé par un irrépressible désir de vengeance.
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La Mézière
Sam 31 octobre
18:00 et 21:15
vf 2d
Sam 31 octobre
22:20
vf 2d ice
Dim 1 novembre
18:30
vf 2d
Dim 1 novembre
20:00 et 22:15
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Dim 1 novembre
21:15
vost 2d
Lun 2 novembre
18:00 et 21:15
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Du lun 2 novembre
au mar 3 novembre
22:20
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Mar 3 novembre
18:00
vf 2d
Mar 3 novembre
20:00
vost 2d ice
La Richardais
Sam 31 octobre
20:00
vf 2d
Rennes
Sam 31 octobre
19:00 et 21:50
vf 2d
Dim 1 novembre
10:55, 17:20, 19:00 et 21:50
vf 2d
St-Malo
Du mer 28 octobre
au sam 31 octobre
20:20
vfad 2d
Dim 1 novembre
20:00
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Du lun 2 novembre
au mar 3 novembre
20:20
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sorti le 21/10/2026

Après un film Superman qui a divisé mais globalement bien marché, un film Supergirl au retour critique et financier catastrophique, le troisième film du DC Universe de James Gunn et Peter Safran s’éloigne des capes et des lasers des kryptoniens pour plonger dans un univers sombre et terre-à-terre et suivre le destin tragique d’un futur antagoniste de Batman. De gamin des rues de Gotham à star de cinéma, l’ascension fulgurante de Matt Hagen est brutalement interrompue lorsqu’un baron du crime le laisse atrocement défiguré. Abandonné de tous et n’ayant plus rien à perdre, Matt se tourne vers un traitement expérimental qui lui rend miraculeusement son apparence. Mais certains effets secondaires imprévus le font sombrer dans une spirale destructrice, consumé par un irrépressible désir de vengeance.

Basé sur un scénario du très bon Mike Flanagan, repris ensuite par Hossein Amini, le film s’appuie sur les codes de deux genres : le body horror dans sa première partie et le revenge movie dans la seconde. En dépit d’une construction classique et pas toujours équilibrée entre ces deux inspirations, le film est indéniablement efficace dans ses effets de jeu sur le corps de Matt dont les nouvelles capacités rendent jouissive l’issue de la vengeance. Moins explosif dans son montage et ses gros plans qu’un The Substance, le film travaille lui aussi la thématique de l’apparence d’autant plus cruciale chez un acteur, ce qui rend immédiatement tragique le destin de Matt. Mais contrairement à Coralie Fargeat, James Watkins ne tombe pas dans le granguignolesque et conserve le rapport d’intimité avec son personnage, d’abord dérangeant et viscéral lors des phases de découverte des effets du traitement, puis libérateur dans le climax, avant de virer au tragique dans le dernier plan très symbolique.

De la scène de défiguration filmée frontalement à la scène intense de l’avion en passant par la découverte des effets du traitement sur son corps par les lames, le réalisateur ne ménage pas le spectateur et embrasse pleinement le body horror par des gros plans sur la peau, les paupières et autres parties du corps mutilées. Malgré un budget estimé aux alentours de 40 millions de dollars, plus proche de celui d’un film d’horreur que de celui d’un film tiré d’un univers de comics, les effets spéciaux et le maquillage fonctionnent à merveille. Les légères « chutes » de zones du visage au mauvais moment sont ainsi parfaitement rendues par un travail palpable de maquillage qui permet de faire monter la tension dramatique pour Matt par rapport aux gens qui l’entourent, tout en travaillant sur la violence corporelle qu’il subit et s’inflige.

En complément, les effets spéciaux numériques permettent au contraire de travailler sur les formes plus massives de transformations physiques du personnage ; évidemment sa forme finale monstrueuse mais aussi celle du plan dans la baignoire, très bien trouvée. En plus du design du personnage, la fidélité aux comics se retrouve dans la représentation de Gotham. Quasiment toujours filmée de nuit, systématiquement couverte de nuages et noyée dans des fumées qui inondent chaque ruelle, la ville du Chevalier Noir donne envie d’être explorée plus en profondeur dans un film qui lui serait dédié, bien que ce film-ci ne le mentionne jamais. Plus proche du Joker de Todd Phillips que du Superman de James Gunn, James Watkins livre un long métrage à l’image de son personnage : obsédé par la vengeance et par sa belle gueule d’argile.

Gwendal Ollivier